SSI 2018

Par CYRILLE WOLFF, publié le mercredi 12 décembre 2018 11:25 - Mis à jour le mercredi 12 décembre 2018 15:53

La 10ème édition de la SSI s'est tenue sur deux jours à la Cité scolaire Haute-Bruche, les 19 et 20 novembre derniers. Retour en images (et en mots) sur la manifestation.

La Semaine de la Solidarité Internationale (SSI) – désormais dénommée Festival des Solidarités –, événement national depuis 20 ans, qui en était cette année à sa 10e édition locale à la Cité scolaire, s'est achevée mardi dernier. Mais de quoi s’agissait-il ?

C’était l’occasion de mettre un coup de projecteur sur des actions menées tout au long de l’année par des associations pour la défense des droits fondamentaux, comme l’accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé voire à l’éducation. C’était l’occasion de dire – et de redire – que la solidarité est l’affaire de tous, et qu’elle enrichit, au sens noble du terme, tous les intervenants, que ce soit celui qui aide, qui donne, comme celui qui reçoit.

Le but de cette semaine consistait donc à informer sur les enjeux de la solidarité et de la coopération internationale, à sensibiliser et à inciter les participants à devenir des citoyens actifs.

 

Six intervenants se sont donc succédé pendant deux jours auprès de nos élèves pour présenter 5 associations et leurs actions et débattre des droits élémentaires, soit 18 heures d'intervention sur des sujets aussi divers que l'aide aux populations et l'éthique économique, 7 classes du collège et 5 classes du lycée ayant pu bénéficier d'au moins une action.

André Schwartz, professeur retraité d’histoire-géographie, co-président du comité Humanis, est venu cette année avec une double casquette. Si, comme l’an passé, il s’est présenté comme le référent local de l’association Ethique sur l'étiquette afin d’inciter les jeunes à s’interroger sur l’origine de leurs vêtements, en se posant les questions des conditions de production des matières premières, des conditions de travail et de salaire des ouvriers, mais également de l’organisation du circuit de fabrication et de commercialisation des produits, il était aussi présent pour montrer « Mexique sous l’emprise de Coca Cola », un documentaire du Festival AlimenTERRE (FAT) monté par le collectif Humanis.
Dans les deux cas, les interventions visaient à ce que les élèves se considèrent comme des citoyens avant d’être des consommateurs, en interpellant les marques sur leurs pratiques sociales à l’étranger à travers  des pétitions, en boutiques ou sur les réseaux sociaux… pour qu’elles évoluent vers des produits éthiques, des coûts et des conditions de travail plus justes.

On renverra à l’émission Cash investigation d’Elise Lucet du 28 novembre 2017, intitulée : « Coton, l’envers des tee-shirts », où intervenait Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Éthique sur l'étiquette. Ou également à l'émission radiophonique Affaires sensibles de Fabrice Drouelle, sur France Inter, consacrée à l'effondrement du Rana Plaza (Dacca, Bangladesh) le 24 avril 2013, accident industriel qui coûta la vie à 1138 ouvrières et ouvriers du textile, émission dans laquelle intervient également Nayla Ajaltouni.

MM. Douvier et Gallimard, Président et Président honoraire de l’unité locale de la Croix-Rouge de Schirmeck-Saales, présentaient donc le mouvement de la Croix-Rouge, à commencer par un bref historique de l’association, créée par Henry Dunant, homme d’affaires suisse, en 1859.

Pourquoi la « croix rouge » pour symbole ? Rien à voir avec la religion. Prenez le drapeau suisse, qui, à la différence des autres pays n’est pas rectangulaire mais carré, et inversez-en les couleurs : la croix devient rouge sur fond blanc, et vous obtenez dès lors le logo de ce mouvement international qui se veut apolitique et areligieux. Il est à noter que la croix du logo se substitue à un croissant dans les pays musulmans. Depuis 2005, pour insister davantage encore sur l’aspect areligieux du mouvement,  un nouveau logo est apparu, qui devrait peu à peu remplacer ceux précédemment cités : le cristal rouge (un losange rouge sur fond blanc). Une vidéo pour approfondir.
Le mouvement de la Croix-Rouge repose sur 7 principes : l’humanité (porter secours), l’impartialité (aucune discrimination quelle qu’elle soit), la neutralité, l’indépendance (ainsi le mouvement n’accepte aucune subvention de la part des Etats, son seul revenu reposant sur les dons, sur le commerce des vestiboutiques et sur certaines actions ponctuelles), le volontariat (totalement libre dans le cas des actions sociales, 32h minimum par an sont imposées aux secouristes, notamment pour des raisons de formation et de remise à niveau constantes ; à noter : chaque engagé a un numéro de bénévole le rattachant au mouvement), l’unité (il ne peut y avoir qu’une seule société de la Croix-Rouge dans un même pays), l’universalité (les unités locales ont le devoir de s’entraider, d’être interconnectées pour accomplir leur mission).

Le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) a son siège social dans le pays d’origine du mouvement, la Suisse, plus précisément à Genève. A noter : chaque engagé a un numéro de bénévole le rattachant au mouvement.

On connaît donc la Croix-Rouge, mais il existe aussi la Croix-Blanche. Quelle différence y a-t-il entre les deux ? La dernière est une fédération spécifiquement française et uniquement liée à l’activité de secourisme.

MM. Douvier et Gallimard ont poursuivi leur intervention en présentant différentes actions menées aux niveaux international (guerre en Syrie) et local (inondations à Gresswiller).

Laurent Braun, qui représentait l’association Caritas, a présenté divers projets de développement que Caritas a soutenu, avec plusieurs thématiques (agriculture, éducation, patrimoine historique, urgences). Il a également fait participer les élèves à un jeu de rôles leur permettant de comprendre les disparités économiques entre les populations dans le monde.

Claude Scheffler et Camille Timmerman, membres de la Délégation Alsace Franche-Comté de Médecins du Monde, ont fait une rapide présentation de l’association, avant de répartir les élèves en groupes pour proposer à leur sagacité différents sujets de réflexion. Parmi ceux-ci : « Vous devez organiser la distribution de repas (maraude), le soir, dans une ville, à des sans-abris. Comment allez-vous vous organiser ? » Ou encore : « Une ville de 200 000 habitants doit accueillir en urgence des migrants dont certains ont des problèmes de santé. Qu’en pensez-vous ? Comment faire pour accueillir 400 migrants ? »

Dans ce dernier cas, les élèves ont évoqué la réquisition de locaux vacants voire d’appartements, le recours à des interprètes, l’accueil des enfants à l’école, une cotisation collective. Ils ont aussi émis la possibilité, dans un premier temps, d’hébergement chez l’habitant, puis l’occupation de logements vides, enfin la construction de nouvelles habitations.

 

 

Pour finir, vous trouverez ci-dessous les plaquette et planning de la manifestation.

 

 

 

Pour clore définitivement la SSI, le Président de Bouchons Bonheur 67
viendra rencontrer nos élèves, le 27 novembre prochain,
afin de lancer une collecte de... bouchons.

On en reparlera prochainement...

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